Les hauts et les bas du « bras de fer » ou mon meilleur cadeau de Noël

L’échange m’a glacé. Direct, au téléphone, le médecin destinataire du compte rendu d’un récent IRM du cancer de ma prostate en a extrait l’énoncé dont j’avais la hantise:
  • la longueur de la « lésion » la plus grave (« PIRADS 5 » dans le jargon des radiologues) a dépassé les 30 mm,
  • elle aurait doublé depuis l’an dernier,
  • elle se rapprocherait de la plus grande longueur de la prostate (40 mm),
  • au point sans doute de déborder,
  • d’ailleurs il y a un fort soupçon d’ « effraction capsulaire » et donc d’atteinte directe plus ou moins rapide des tissus voisins, sans parler des risques de métastases.

Conclusion du coup de fil: il faut se dépêcher de revoir un urologue.

La perspective pour le patient que je suis? Des stress en chaîne, une nouvelle biopsie, de nouveaux examens à répétition touchant de possibles métastases dans la vessie, l’abdomen ou le squelette, et surtout le spectre d’un ou plusieurs modes de « soins » conventionnels: amputation, rayons, privation hormonale et/ou empoisonnement chimique (au moins n’ayons pas peur des mots).

 

Je tombe de haut (dans quel état j’erre?) car je m’attendais à un résultat inverse qui serait venu corroborer (couronner?) les indications très favorables des outils de ma panoplie d’hyper vigilance sur mon cancer, notamment:
  • le programme Strannik (cf articles précédents)
  • les examens mensuels « d’évolutivité » de la tumeur  (idem)
  • un mode de « comptage » des cellules malignes (par extrapolations certes mais qui semble fiable sur plusieurs années),
  • mon propre ressenti et celui de mon entourage quant à mon état de forme,
  • les soins naturels de plus en plus efficaces au fil des années et plus encore des derniers mois (j’y reviendrai, j’ai déjà évoqué l’apport de France Guillain, je mentionnerai dans un prochain article d’autres initiatives pour « détoxiner » mon organisme ou pour en renforcer l’énergie).

Dire qu’avant ce coup de téléphone j’avais déjà en tête un article discrètement triomphant pour mon blog…

Alors? Surtout ne pas céder à la panique, ne pas se précipiter… Au contraire, c’est le moment d’user de tous les moyens pour retrouver le calme.
Heureusement ma palette est large.
En premier lieu j’élargis les moyens de contrôle en ajoutant deux analyses de sang: l’une pour le PSA, l’autre pour un bilan complet du laboratoire Lauriston.
Disponible dans la journée, le PSA m’est un premier réconfort. Stable à 15 et même légèrement en baisse depuis 6 mois il ne traduit aucune « explosion ». Surtout le rapport  libre/total dépasse 15% pour la première fois depuis 5 ans, autre signe encourageant car je fus longtemps à moins de 10%.
Mais le PSA n’est pas le plus « décisif » et il me faut encore patienter 3 semaines pour avoir les résultats du Laboratoire Lauriston et disposer ainsi d’un éclairage complet sur:
  • l’état actuel des cellules cancéreuses,
  • la force de mes défenses (assimilation digestive, immunité, « reconnaissance » de l’ennemi à combattre),
  • la résistance du cancer (présence d’un « bouclier » protecteur des cellules cancéreuses?).
Ce rapport est mon meilleur cadeau de Noël. Je l’apprécie d’autant plus que son résumé est particulièrement clair et lisible par le profane. Je le présente donc sans hésiter en annexe (cf le lien en haut et à gauche de l’article). Toutefois, pour le lecteur/ la lectrice pressé(e), je résume ce résumé:
  • immunité très correcte à la fois pour combattre les microbes (et autres agresseurs externes) et pour faire face à l’agression interne de cellules anormales,
  • mon foie n’est pas au top mais il va nettement mieux,
  • pas d’inflammation ce qui signifie que « l’ambiance » générale ou locale de mon organisme ne favorise pas le cancer (ni d’autres pathologies « dégénératives »),
  • pas de zone protectrice autour de la lésion cancéreuse, ainsi directement exposée à mon système immunitaire, sans obstacle,
  • mon système immunitaire ne se trompe pas sur les cellules à éliminer,
  • il n’y a plus le stress cellulaire précédemment observé,
  • le CGE (« Coefficient Général d’Evolutivité ») est calculé à 32 unités « ce qui confirme l’absence de syndrome prolifératif et la maîtrise du processus prolifératif par l’organisme ».
Dans l’intervalle un ami naturopathe, lui-même affecté d’un cancer à la prostate, m’avait adressé les propos suivants dont j’ai pu vérifier la pertinence: « Dans un IRM, on ne voit que des adénomes, pas la qualité des cellules anarchiques. Il n’y a que les biopsies qui précisent véritablement l’évolution du mal ». Autrement dit, les cellules anormales visibles sur l’IRM ne sont peut-être plus cancéreuses… Voilà en tout cas une explication cohérente de la situation et de ses paradoxes apparents.
A ce stade je ne pense pas verser dans un optimisme béat en concluant, entre Noël et Jour de l’An, en accord avec la quasi-totalité des instruments de contrôle mis en oeuvre ces derniers temps, que mon cancer passe à nouveau par une phase de « sommeil ». Mais, je n’oublie pas que j’ai connu une même phase « optimiste » l’an dernier, avec déjà un CGE tombé à 32; que, de toute évidence, il y a eu au premier semestre de cette année une nette « reprise tumorale » (avec un risque sérieux d’extension qui a été contenue non sans laisser dans ma prostate des images « témoins » encore observable en IRM); que l’on estime à 8 ans la durée nécessaire pour éradiquer un cancer; que le mien a été « coté » à 7 sur 10 (score de Gleason et niveau de gravité). Moralité: il ne faut jamais baisser la garde face à un adversaire aussi redoutable.
En première analyse de ce bilan global de fin d’année je suis frappé par:
  • l’extrême difficulté à demeurer serein face à un cancer, même lorsque l’on est placé dans les meilleures conditions physiques, matérielles et morales,
  • les efforts nécessaires pour s’assurer d’une information pertinente, en particulier lorsque l’on pénètre peu ou prou dans la sphère médicale la plus conventionnelle, toujours portée à la dramatisation, ne serait-ce que par prudence juridique ou confraternelle, quitte, par le stress ajouté, à verser de l’huile sur le feu du cancer. Comme premier acompte?
  • les ajustements permanents nécessaires, comme je l’ai fait depuis 7 à 8 mois, pour demeurer du bon côté de la santé. Je préciserai dans de prochains articles en quoi consistent ces ajustements en cours et quels sont ceux que je suis en train d’introduire pour bien commencer l’année 2018. Et garder ainsi une énergie d’avance!
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Quelques « ultra brèves » en ce début d’été

En ce début juillet je cherche à faire encore plus court:

1 Que faire si on vous annonce un cancer?

Cf. un résumé non conformiste de Cécile Ellert, aromathérapeute (associant huiles essentielles et médecine chinoise) et naturopathe, Française mais basée en Nouvelle Angleterre, au croisement de plusieurs réseaux: anglophones et francophones, européens, océaniens, asiatiques et américains:

https://clubequilibrenaturel.com/jai-un-cancer-etapes/

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2 Et s’il s’agit de la prostate?

Abonné à plusieurs revues de santé naturelle, j’ai eu la surprise de lire dans

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de ce mois de juillet 2017, page 8, une apologie sans réserve de la radiothérapie, par opposition à la chirurgie:

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On est loin de la restriction, d’ailleurs elle aussi sans nuance, si l’on en reste au titre racoleur « Touche pas à ma prostate », celui-ci étant en fait contredit dans l’ouvrage:

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Si l’on cherche une information authentiquement non conventionnelle on peut se référer par exemple au document téléchargeable (gratuitement): http://lavienaturelle.net/resources/CANCERS+$C3$A9dit+21+-+Michel+Dogna.pdf

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3 Les bons conseils du Dr Ménat

Très orienté vers les thérapies naturelles, complémentaires, ce médecin « accompagnateur » a donné, page 28 de la même publication (Alternatif Bien-Être de ce mois), un entretien qui valorise la participation active du patient face à un cancer déclaré:

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4 Quid de la prévention?

La conclusion du Dr Ménat illustre bien notre souci de concision 🙂

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Cancer et style de vie: diététique et vitalité globale avec France Guillain

Faire court et sans m’écarter des solutions « praticables »: je poursuis ce blog dans le sens de la simplification.
Je voudrais ici nuancer la priorité absolue au stress, bien résumée dans une diapo précédente que je copie à nouveau ci-après:
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car cet impératif psycho-émotionnel ne doit pas, au contraire, minimiser l’importance du style de vie en général et de l’alimentation en particulier.
Alors que l’information nutritionnelle peut donner le tournis j’ai découvert récemment «La méthode» de France Guillain dont un court résumé est accessible sur https://www.rtbf.be/tv/emission/detail_sans-chichis/rubriques/sante/article_la-methode-france-guillain?id=7984703&emissionId=38 
sachant que ses préconisations sont groupées en 4 approches « holistiques »:
  • la nutrition (2 grands axes diététiques: le « miam o 5 » et le « miam o fruits »),
  • les bains dérivatifs,
  • une exposition appropriée au soleil,
  • les cataplasmes d’argile en vue d’une évacuation renforcée des toxines.
Cette méthode ne cible pas particulièrement le cancer, elle vise plus largement à renforcer sensiblement et durablement la vitalité et la santé globale, physique et psychologique, ce qui au demeurant ne nous éloigne pas de notre sujet.
A première vue plutôt compliquée, elle s’inscrit en fait sans difficultés majeures dans une pratique quotidienne.
Un avantage solide , me concernant, est qu’elle dispense de diverses autres méthodes difficiles à conjuguer entre elles et plus exigeantes en temps et en énergie.
Je ne vois rien qui puisse prêter à méfiance même si je surveillerai particulièrement l’équilibre avantages/inconvénients du volet  diététique, moins contraignant concernant le sucre de son « miam o fruits » que les limitations drastiques que je me suis imposées ces dernières années pour « sevrer » voire « affamer » les cellules cancéreuses au risque, peut-être,  de me priver de sérotonine (cf plus haut le sujet de la « bonne humeur »).
L’équilibre, toujours l’équilibre… ./.
PS: cf. dans Sciences et Avenir de ce mois en 12 pages (34-47) le meilleur soutien des Miam-ô-Fruit et Miam-ô-5 de la Méthode France Guillain, des études basées sur des milliers de participants sur de nombreuses annéesCapture d_écran 2017-06-25 à 14.24.15
 https://www.facebook.com/photo.php?fbid=442029469514180&set=a.344824772567984.1073741828.100011213914267&type=3&theater

Stress et cancer: éléments simples de compréhension et d’auto-pratique de soins

Trop d’information tue l’information ce qui impose, pour distinguer l’essentiel de l’accessoire, un effort constant pour:

  • hiérarchiser les facteurs de la maladie,
  • aller de l’analyse à l’action puis si possible de l’expérience au résultat.

Après 4 ans de recherches, ma conviction est que le facteur le plus déterminant est le stress psychologique, sous toutes ses formes et à tous les stades du cancer: prévention, déclenchement, soin, guérison, récidive…

Pour faire court je recommande aux lecteurs/lectrices de regarder les préconisations du psychothérapeute Julien Drouin qui, très tôt après ses études de médecine, s’est passionné pour le lien stress-cancer. Avec le rare avantage de tenir les deux bouts de la chaîne: depuis la compréhension intellectuelle de l’interaction stress-cancer, jusqu’à une pratique quotidienne simple en toutes circonstances.

Je suggère de commencer par la vidéo https://www.youtube.com/watch?v=gqAjr80QfaU, et de passer outre à la présentation formelle (qui aurait mérité un autre traitement) car le contenu mérite que l’on s’y arrête, par exemple:

  • une diapo sur le « testament » de David Servan Schreiber désigne le point capital de son ultime auto-critique, dispensant ainsi de lire son dernier ouvrage. Un gain de temps appréciable en ce qui me concerne…Capture d_écran 2017-06-06 à 15.47.39
  • c’est encore un point critique qui est mis en évidence touchant le cas de Bernard Giraudeau:Capture d_écran 2017-06-06 à 16.14.16

Je suggère, en regardant cette vidéo, de faire des arrêts sur image et des copies d’écran pour analyser à loisir les lignes essentielles de la présentation. En voici quelques unes, en vrac, en bas de l’article… J’y reviendrai à l’occasion.

En ce qui concerne les aspects pratiques, Julien Drouin préconise l’EFT, application simplifiée, à la portée de tous, de la médecine énergétique chinoise, à découvrir sur youtube à partir des présentations du Dr Jean-Michel Gurret. On peut commencer par l’une des plus courtes: https://www.youtube.com/watch?v=p_5cwnlKvzs et parcourir les autres vidéos à partir des mots clés « Gurret » et « EFT ». Il va de soi qu’il ne s’agit là que d’une forme de thérapie complémentaire.

Pour en revenir à Julien Drouin, la page suivante offre de nombreuses pistes: http://www.ascensionsante.com/blog/16-techniques-pour-activer-votre-nerf-vague ./.

 

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Mes plus riches heures (brève N°1)

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Hier soir, première séance de Yoga Nidra: pour simplifier c’est un moyen de combattre la rumination et l’écart corps-esprit, une manière de méditation guidée.
Pendant une heure il faut rester immobile, allongé sur le dos, ne pas s’endormir, suivre la voix du professeur qui oriente la pensée successivement vers différentes parties du corps et suggère de formuler une petite phrase, genre mantra, appelée « sankalpa ». Celle qui m’est venue spontanément: « je vais vers la joie ». Pour en savoir plus, voir le site du professeur: http://www.verapollet.be/yoga.html

« Aller vers la joie » ce 2 février a porté sur:

  • entendre de bon matin le 6è concerto brandebourgeois de Bach,
  • profiter d’un mal au genou pour convertir le jogging du jour en simple marche et donc rompre « positivement » la routine,
  • ainsi mieux communier avec l’environnement (voir photos), ici la nature, les prés, les forêts puis le village dont je me suis écarté et que j’ai rejoint en fin de promenade*
  • tout en marchant, balayer du regard toutes ces étendues, pour mieux « appeler » l’énergie du monde végétal, à 360°, en jouant de la rotation du cou, puis de la colonne vertébrale et enfin des hanches. Un geste simple mais inédit dans sa globalité, inspiré du yoga de l’énergie (torsion de la colonne vertébrale, voir le site), du stretching (faire jouer hanches et bassin), du Qi Gong (aspirer du regard « l’énergie » de la nature) et même de la gymnastique des yeux (derrière des lunettes réduisant la lumière bleue, en protection contre la DMLA, maladie dont ma mère fut très tôt accablée).

*j’ai encore vérifié ce que mes Maîtres géographes enseignaient il y a cinquante ans: la marche est le seul moyen de déplacement qui laisse le temps d’embrasser un paysage, de l’analyser, d’y réfléchir… Pourquoi pas de méditer?

Le blog nouveau est arrivé

Ce blog, je le rappelle, vise à donner de mes nouvelles personnelles et à partager des données globales d’intérêt général. Faute d’éléments suffisants pour étayer un nouvel article de fond répondant à ce double objectif, et pour apporter néanmoins des informations potentiellement utiles à ses lecteurs, ce blog présentera régulièrement des nouvelles brèves dans l’intervalle d’articles plus longs. Une première brève fera suite immédiatement au présent article.

Si j’ai laissé ce blog en déshérence, depuis mai 2016, c’est dans l’attente d’un nouveau bilan clair de mon cancer. Or, il me manque encore des précisions pour aller au-delà de l’indication d’une « stabilité globale », que je trouve un peu courte, et surtout sans enseignements profitables pour le lecteur .

Il m’est difficile aussi à ce stade de donner des informations globales pertinentes. J’observe, dans l’édition ou sur internet, en français ou en anglais, que, sur le thème décidément porteur du cancer, s’expriment de plus en plus de médecins, de consultants ou de simples patients. Le plus souvent par des affirmations péremptoires, générales et systématiques, anecdotiques ou « statistiques » voire « marketing ». Je continue à y chercher, souvent en vain, la moindre nouveauté et ne me sens pas porté à les commenter. En fait elles m’inclinent à toujours plus de prudence: chaque cancer est unique et il ne peut y avoir de modèles, en particulier pour la minorité de patients qui, comme je m’y efforce, décident de prendre leur santé en main. Ce qui implique de rester maître de ses conclusions, de ne rien sous-traiter d’essentiel. Et ce qui, en contrepartie, impose de rechercher inlassablement avis et contre avis aux meilleures sources. Ou encore, par des questions chaque fois plus affutées, de tirer, voire « soutirer »une quintessence de conseils. Et, bien sûr, en s’assurant d’être traité en tant que personne unique et irremplaçable, pas comme le porteur abstrait d’une maladie (qui soit seule digne de l’attention médicale), encore moins comme une fraction de statistique de survie potentielle.

Alors, comment relancer ce blog?

Il me semble, à ce stade, en attendant de nouveaux éléments sur mes bilans, que je peux surtout être utile en décrivant, plus dans le détail, par touches concrètes, les éléments de mon auto-prise en charge, déjà présentée pour l’essentiel dans les articles précédents.
Cette orientation complémentaire suppose, dans l’intervalle de mes exposés plus complets (qui resteront rares) que soient introduites des « brèves » afin d’illustrer une série de facettes:

  •  les évolutions de mon style de vie (nutrition, respiration, attention au sommeil, activités physiques, stretching et musculation, gestion de l’énergie et des émotions, intérêt pour la musique et le chant choral, activités de détente et de socialisation, aide à autrui mais évitement d’engagements possiblement stressants…)* un domaine clé que j’essaie d’améliorer en permanence,
  • un regard porté sur plus de 3 ans d’essais (innombrables), d’erreurs (il y en a eu, il y en aura encore) et de réussites (en particulier d’être le plus souvent au sommet de ma forme), de convictions (affermies) ou d’hypothèses (à renouveler ou élargir, inlassablement),
  • la façon dont j’intègre, au jour le jour, cette stratégie anti-cancer dans une autre, plus large et englobante, touchant l’ensemble des maladies dégénératives, et la capacité à guérir durablement et ainsi à « bien vivre » car un cancer est souvent le signe d’autres risques pathologiques qu’il convient d’éliminer ou de maîtriser avant que, l’âge aidant, ils ne prennent le dessus,
  • les dispositions pour être à moi-même mon propre « Observatoire » de forme et de santé.

Je prévois ainsi d’ajouter fréquemment (je n’ose écrire « quotidiennement » pour ne pas avoir à me déjuger très vite) de plus courtes notes de réflexions, d’impressions ou, à l’occasion, comme dans la brève n°1 qui va suivre, de simples touches d’ambiance, cette fois sous la rubrique: «Mes plus riches heures »./.

* En résumé: bien se nourrir, bien dormir, bien gérer ses émotions, bien se bouger

Salutaires contradictions

RESUME: Les malades du cancer de la prostate, s’ils cherchent plusieurs avis, peuvent être confrontés (comme d’autres patients) à des propositions thérapeutiques opposées. En vue de rendre le choix moins difficile, cette page annonce une série d’articles qui s’efforceront de donner des clés sur les déterminants des « offres »  médicales.

 

Arbitrer soi-même entre des options médicales contradictoires n’est pas de tout repos.

C’est ce que j’ai éprouvé, de manière caricaturale, presque théâtrale, il y a près de deux ans, précisément  le 24 avril 2014, une date gravée dans ma mémoire.

En fin de matinée j’avais rendez-vous avec un urologue et cancérologue réputé, à la demande duquel un nouvel IRM m’avait été prescrit. Conclusion de la visite: « votre cancer progresse vers la périphérie, en particulier vers la vessie, ne tardez pas à suivre un traitement couplant radiologie et restriction hormonale. Et vous serez guéri! ».

J’ai ensuite déjeuné avec un de mes fils, trêve apaisante mais qui ne m’a pas complètement changé les idées.

L’après-midi, je fis la connaissance du médecin généraliste qui avait bien voulu me prescrire, à ma demande téléphonique, le test Vernes (cf. mes articles des 28 janvier 2015, 30 septembre 2015 et 6 avril 2016). Sur la base des résultats, elle a pris le contre-pied de l’avis du matin, dont elle était visiblement outrée: « votre cancer n’est pas agressif mais vous avez un terrain immunitaire affaibli en raison de votre système digestif. Celui-ci est à renforcer et certainement pas à affaiblir par une irradiation – qui ne s’impose pas- dans la  zone déjà fragilisée autour de votre prostate ».

Ma formation universitaire et ma vie professionnelle m’avaient entraîné à des analyses critiques équilibrées mais pas spécialement dans le domaine médical, de surcroît si l’objet est de trancher en étant  moi-même le sujet. Car, en cette journée, je devais choisir entre (i) m’exposer à une extension gravissime du cancer, si j’écoutais le rassurant généraliste, et (ii) subir un affaiblissement durable de ma santé, en particulier de son fondement immunitaire, si je me rangeais à l’avis de l’inquiétant spécialiste.

La peste ou le choléra? A jouer à pile ou face?

La difficulté du choix venait d’une ignorance presque complète de l' »outillage mental » de ces deux protagonistes: comment deux médecins peuvent-ils avoir des avis à ce point tranchés et divergents? Qu’y a t-il de fondé ou non dans leurs connaissance, approche et manière de conclure respectives? Quels sont les déterminants à la racine de diagnostics aussi antagonistes?

Dans l’immédiat j’ai retenu de chacun ce qui ne pouvait me faire de tort: (i) du premier, une vérification plus affinée, et sans risque, de l’extension de mon cancer, à l’aide d’un PET-scan choline (cf. http://urologie-davody.fr/cancer-de-la-prostate/diagnostic/interet-du-pet-scan-choline/), pour confirmer l’absence probable de métastases; (ii) de la seconde, des remèdes, guidés par le bilan Vernes, visant à renforcer mon terrain digestif (absorption des protéines) et immunitaire.

En outre j’ai cherché une solution suffisamment « énergique » pour contrer une éventuelle progression de la tumeur, mais sans obérer ma santé. D’où le choix de la thermo-thérapie trans-urétrale dont j’ai déjà parlé dans mon article du 20 septembre 2014.

Au-delà de cette expérience, j’ai retenu une leçon de ce cruel dilemme  de la journée du 24 avril 2014: je dois passer du temps à me documenter sur les modes de penser et les pratiques des principales écoles médicales afin de mieux analyser d’éventuelles divergences et ainsi mieux arbitrer en connaissance de cause.

Cette enquête sur les écoles de pensée est donc devenue, autant que j’en sois capable, partie intégrante de mon implication anti-cancer.

Aussi parcellaires soient-elles, je crois intéressant de partager mes investigations et interrogations sur les ressorts des praticiens en face de ma maladie.

Ce que je me propose de faire dans mes prochains articles./.