Quelques « ultra brèves » en ce début d’été

En ce début juillet je cherche à faire encore plus court:

1 Que faire si on vous annonce un cancer?

Cf. un résumé non conformiste de Cécile Ellert, aromathérapeute (associant huiles essentielles et médecine chinoise) et naturopathe, Française mais basée en Nouvelle Angleterre, au croisement de plusieurs réseaux: anglophones et francophones, européens, océaniens, asiatiques et américains:

https://clubequilibrenaturel.com/jai-un-cancer-etapes/

Capture d_écran 2017-07-02 à 21.56.02

2 Et s’il s’agit de la prostate?

Abonné à plusieurs revues de santé naturelle, j’ai eu la surprise de lire dans

Capture d_écran 2017-07-02 à 19.39.25

de ce mois de juillet 2017, page 8, une apologie sans réserve de la radiothérapie, par opposition à la chirurgie:

Capture d_écran 2017-07-02 à 20.18.54

On est loin de la restriction, d’ailleurs elle aussi sans nuance, si l’on en reste au titre racoleur « Touche pas à ma prostate », celui-ci étant en fait contredit dans l’ouvrage:

Capture d_écran 2017-07-02 à 21.14.08

Si l’on cherche une information authentiquement non conventionnelle on peut se référer par exemple au document téléchargeable (gratuitement): http://lavienaturelle.net/resources/CANCERS+$C3$A9dit+21+-+Michel+Dogna.pdf

Capture d_écran 2017-07-02 à 21.54.43

3 Les bons conseils du Dr Ménat

Très orienté vers les thérapies naturelles, complémentaires, ce médecin « accompagnateur » a donné, page 28 de la même publication (Alternatif Bien-Être de ce mois), un entretien qui valorise la participation active du patient face à un cancer déclaré:

Capture d_écran 2017-07-02 à 20.20.57

4 Quid de la prévention?

La conclusion du Dr Ménat illustre bien notre souci de concision 🙂

Capture d_écran 2017-07-02 à 20.21.31

Publicités

Cancer et style de vie: diététique et vitalité globale avec France Guillain

Faire court et sans m’écarter des solutions « praticables »: je poursuis ce blog dans le sens de la simplification.
Je voudrais ici nuancer la priorité absolue au stress, bien résumée dans une diapo précédente que je copie à nouveau ci-après:
Capture d_écran 2017-06-06 à 15.47.39
car cet impératif psycho-émotionnel ne doit pas, au contraire, minimiser l’importance du style de vie en général et de l’alimentation en particulier.
Alors que l’information nutritionnelle peut donner le tournis j’ai découvert récemment «La méthode» de France Guillain dont un court résumé est accessible sur https://www.rtbf.be/tv/emission/detail_sans-chichis/rubriques/sante/article_la-methode-france-guillain?id=7984703&emissionId=38 
sachant que ses préconisations sont groupées en 4 approches « holistiques »:
  • la nutrition (2 grands axes diététiques: le « miam o 5 » et le « miam o fruits »),
  • les bains dérivatifs,
  • une exposition appropriée au soleil,
  • les cataplasmes d’argile en vue d’une évacuation renforcée des toxines.
Cette méthode ne cible pas particulièrement le cancer, elle vise plus largement à renforcer sensiblement et durablement la vitalité et la santé globale, physique et psychologique, ce qui au demeurant ne nous éloigne pas de notre sujet.
A première vue plutôt compliquée, elle s’inscrit en fait sans difficultés majeures dans une pratique quotidienne.
Un avantage solide , me concernant, est qu’elle dispense de diverses autres méthodes difficiles à conjuguer entre elles et plus exigeantes en temps et en énergie.
Je ne vois rien qui puisse prêter à méfiance même si je surveillerai particulièrement l’équilibre avantages/inconvénients du volet  diététique, moins contraignant concernant le sucre de son « miam o fruits » que les limitations drastiques que je me suis imposées ces dernières années pour « sevrer » voire « affamer » les cellules cancéreuses au risque, peut-être,  de me priver de sérotonine (cf plus haut le sujet de la « bonne humeur »).
L’équilibre, toujours l’équilibre… ./.
PS: cf. dans Sciences et Avenir de ce mois en 12 pages (34-47) le meilleur soutien des Miam-ô-Fruit et Miam-ô-5 de la Méthode France Guillain, des études basées sur des milliers de participants sur de nombreuses annéesCapture d_écran 2017-06-25 à 14.24.15
 https://www.facebook.com/photo.php?fbid=442029469514180&set=a.344824772567984.1073741828.100011213914267&type=3&theater

Stress et cancer: éléments simples de compréhension et d’auto-pratique de soins

Trop d’information tue l’information ce qui impose, pour distinguer l’essentiel de l’accessoire, un effort constant pour:

  • hiérarchiser les facteurs de la maladie,
  • aller de l’analyse à l’action puis si possible de l’expérience au résultat.

Après 4 ans de recherches, ma conviction est que le facteur le plus déterminant est le stress psychologique, sous toutes ses formes et à tous les stades du cancer: prévention, déclenchement, soin, guérison, récidive…

Pour faire court je recommande aux lecteurs/lectrices de regarder les préconisations du psychothérapeute Julien Drouin qui, très tôt après ses études de médecine, s’est passionné pour le lien stress-cancer. Avec le rare avantage de tenir les deux bouts de la chaîne: depuis la compréhension intellectuelle de l’interaction stress-cancer, jusqu’à une pratique quotidienne simple en toutes circonstances.

Je suggère de commencer par la vidéo https://www.youtube.com/watch?v=gqAjr80QfaU, et de passer outre à la présentation formelle (qui aurait mérité un autre traitement) car le contenu mérite que l’on s’y arrête, par exemple:

  • une diapo sur le « testament » de David Servan Schreiber désigne le point capital de son ultime auto-critique, dispensant ainsi de lire son dernier ouvrage. Un gain de temps appréciable en ce qui me concerne…Capture d_écran 2017-06-06 à 15.47.39
  • c’est encore un point critique qui est mis en évidence touchant le cas de Bernard Giraudeau:Capture d_écran 2017-06-06 à 16.14.16

Je suggère, en regardant cette vidéo, de faire des arrêts sur image et des copies d’écran pour analyser à loisir les lignes essentielles de la présentation. En voici quelques unes, en vrac, en bas de l’article… J’y reviendrai à l’occasion.

En ce qui concerne les aspects pratiques, Julien Drouin préconise l’EFT, application simplifiée, à la portée de tous, de la médecine énergétique chinoise, à découvrir sur youtube à partir des présentations du Dr Jean-Michel Gurret. On peut commencer par l’une des plus courtes: https://www.youtube.com/watch?v=p_5cwnlKvzs et parcourir les autres vidéos à partir des mots clés « Gurret » et « EFT ». Il va de soi qu’il ne s’agit là que d’une forme de thérapie complémentaire.

Pour en revenir à Julien Drouin, la page suivante offre de nombreuses pistes: http://www.ascensionsante.com/blog/16-techniques-pour-activer-votre-nerf-vague ./.

 

Capture d_écran 2017-06-06 à 16.05.05Capture d_écran 2017-06-06 à 16.02.47

Capture d_écran 2017-06-06 à 16.00.45

Capture d_écran 2017-06-06 à 15.55.00

 

 

 

 

Mes plus riches heures (brève N°1)

blog0blog2blog3blog1

Hier soir, première séance de Yoga Nidra: pour simplifier c’est un moyen de combattre la rumination et l’écart corps-esprit, une manière de méditation guidée.
Pendant une heure il faut rester immobile, allongé sur le dos, ne pas s’endormir, suivre la voix du professeur qui oriente la pensée successivement vers différentes parties du corps et suggère de formuler une petite phrase, genre mantra, appelée « sankalpa ». Celle qui m’est venue spontanément: « je vais vers la joie ». Pour en savoir plus, voir le site du professeur: http://www.verapollet.be/yoga.html

« Aller vers la joie » ce 2 février a porté sur:

  • entendre de bon matin le 6è concerto brandebourgeois de Bach,
  • profiter d’un mal au genou pour convertir le jogging du jour en simple marche et donc rompre « positivement » la routine,
  • ainsi mieux communier avec l’environnement (voir photos), ici la nature, les prés, les forêts puis le village dont je me suis écarté et que j’ai rejoint en fin de promenade*
  • tout en marchant, balayer du regard toutes ces étendues, pour mieux « appeler » l’énergie du monde végétal, à 360°, en jouant de la rotation du cou, puis de la colonne vertébrale et enfin des hanches. Un geste simple mais inédit dans sa globalité, inspiré du yoga de l’énergie (torsion de la colonne vertébrale, voir le site), du stretching (faire jouer hanches et bassin), du Qi Gong (aspirer du regard « l’énergie » de la nature) et même de la gymnastique des yeux (derrière des lunettes réduisant la lumière bleue, en protection contre la DMLA, maladie dont ma mère fut très tôt accablée).

*j’ai encore vérifié ce que mes Maîtres géographes enseignaient il y a cinquante ans: la marche est le seul moyen de déplacement qui laisse le temps d’embrasser un paysage, de l’analyser, d’y réfléchir… Pourquoi pas de méditer?

Le blog nouveau est arrivé

Ce blog, je le rappelle, vise à donner de mes nouvelles personnelles et à partager des données globales d’intérêt général. Faute d’éléments suffisants pour étayer un nouvel article de fond répondant à ce double objectif, et pour apporter néanmoins des informations potentiellement utiles à ses lecteurs, ce blog présentera régulièrement des nouvelles brèves dans l’intervalle d’articles plus longs. Une première brève fera suite immédiatement au présent article.

Si j’ai laissé ce blog en déshérence, depuis mai 2016, c’est dans l’attente d’un nouveau bilan clair de mon cancer. Or, il me manque encore des précisions pour aller au-delà de l’indication d’une « stabilité globale », que je trouve un peu courte, et surtout sans enseignements profitables pour le lecteur .

Il m’est difficile aussi à ce stade de donner des informations globales pertinentes. J’observe, dans l’édition ou sur internet, en français ou en anglais, que, sur le thème décidément porteur du cancer, s’expriment de plus en plus de médecins, de consultants ou de simples patients. Le plus souvent par des affirmations péremptoires, générales et systématiques, anecdotiques ou « statistiques » voire « marketing ». Je continue à y chercher, souvent en vain, la moindre nouveauté et ne me sens pas porté à les commenter. En fait elles m’inclinent à toujours plus de prudence: chaque cancer est unique et il ne peut y avoir de modèles, en particulier pour la minorité de patients qui, comme je m’y efforce, décident de prendre leur santé en main. Ce qui implique de rester maître de ses conclusions, de ne rien sous-traiter d’essentiel. Et ce qui, en contrepartie, impose de rechercher inlassablement avis et contre avis aux meilleures sources. Ou encore, par des questions chaque fois plus affutées, de tirer, voire « soutirer »une quintessence de conseils. Et, bien sûr, en s’assurant d’être traité en tant que personne unique et irremplaçable, pas comme le porteur abstrait d’une maladie (qui soit seule digne de l’attention médicale), encore moins comme une fraction de statistique de survie potentielle.

Alors, comment relancer ce blog?

Il me semble, à ce stade, en attendant de nouveaux éléments sur mes bilans, que je peux surtout être utile en décrivant, plus dans le détail, par touches concrètes, les éléments de mon auto-prise en charge, déjà présentée pour l’essentiel dans les articles précédents.
Cette orientation complémentaire suppose, dans l’intervalle de mes exposés plus complets (qui resteront rares) que soient introduites des « brèves » afin d’illustrer une série de facettes:

  •  les évolutions de mon style de vie (nutrition, respiration, attention au sommeil, activités physiques, stretching et musculation, gestion de l’énergie et des émotions, intérêt pour la musique et le chant choral, activités de détente et de socialisation, aide à autrui mais évitement d’engagements possiblement stressants…)* un domaine clé que j’essaie d’améliorer en permanence,
  • un regard porté sur plus de 3 ans d’essais (innombrables), d’erreurs (il y en a eu, il y en aura encore) et de réussites (en particulier d’être le plus souvent au sommet de ma forme), de convictions (affermies) ou d’hypothèses (à renouveler ou élargir, inlassablement),
  • la façon dont j’intègre, au jour le jour, cette stratégie anti-cancer dans une autre, plus large et englobante, touchant l’ensemble des maladies dégénératives, et la capacité à guérir durablement et ainsi à « bien vivre » car un cancer est souvent le signe d’autres risques pathologiques qu’il convient d’éliminer ou de maîtriser avant que, l’âge aidant, ils ne prennent le dessus,
  • les dispositions pour être à moi-même mon propre « Observatoire » de forme et de santé.

Je prévois ainsi d’ajouter fréquemment (je n’ose écrire « quotidiennement » pour ne pas avoir à me déjuger très vite) de plus courtes notes de réflexions, d’impressions ou, à l’occasion, comme dans la brève n°1 qui va suivre, de simples touches d’ambiance, cette fois sous la rubrique: «Mes plus riches heures »./.

* En résumé: bien se nourrir, bien dormir, bien gérer ses émotions, bien se bouger

Salutaires contradictions

RESUME: Les malades du cancer de la prostate, s’ils cherchent plusieurs avis, peuvent être confrontés (comme d’autres patients) à des propositions thérapeutiques opposées. En vue de rendre le choix moins difficile, cette page annonce une série d’articles qui s’efforceront de donner des clés sur les déterminants des « offres »  médicales.

 

Arbitrer soi-même entre des options médicales contradictoires n’est pas de tout repos.

C’est ce que j’ai éprouvé, de manière caricaturale, presque théâtrale, il y a près de deux ans, précisément  le 24 avril 2014, une date gravée dans ma mémoire.

En fin de matinée j’avais rendez-vous avec un urologue et cancérologue réputé, à la demande duquel un nouvel IRM m’avait été prescrit. Conclusion de la visite: « votre cancer progresse vers la périphérie, en particulier vers la vessie, ne tardez pas à suivre un traitement couplant radiologie et restriction hormonale. Et vous serez guéri! ».

J’ai ensuite déjeuné avec un de mes fils, trêve apaisante mais qui ne m’a pas complètement changé les idées.

L’après-midi, je fis la connaissance du médecin généraliste qui avait bien voulu me prescrire, à ma demande téléphonique, le test Vernes (cf. mes articles des 28 janvier 2015, 30 septembre 2015 et 6 avril 2016). Sur la base des résultats, elle a pris le contre-pied de l’avis du matin, dont elle était visiblement outrée: « votre cancer n’est pas agressif mais vous avez un terrain immunitaire affaibli en raison de votre système digestif. Celui-ci est à renforcer et certainement pas à affaiblir par une irradiation – qui ne s’impose pas- dans la  zone déjà fragilisée autour de votre prostate ».

Ma formation universitaire et ma vie professionnelle m’avaient entraîné à des analyses critiques équilibrées mais pas spécialement dans le domaine médical, de surcroît si l’objet est de trancher en étant  moi-même le sujet. Car, en cette journée, je devais choisir entre (i) m’exposer à une extension gravissime du cancer, si j’écoutais le rassurant généraliste, et (ii) subir un affaiblissement durable de ma santé, en particulier de son fondement immunitaire, si je me rangeais à l’avis de l’inquiétant spécialiste.

La peste ou le choléra? A jouer à pile ou face?

La difficulté du choix venait d’une ignorance presque complète de l' »outillage mental » de ces deux protagonistes: comment deux médecins peuvent-ils avoir des avis à ce point tranchés et divergents? Qu’y a t-il de fondé ou non dans leurs connaissance, approche et manière de conclure respectives? Quels sont les déterminants à la racine de diagnostics aussi antagonistes?

Dans l’immédiat j’ai retenu de chacun ce qui ne pouvait me faire de tort: (i) du premier, une vérification plus affinée, et sans risque, de l’extension de mon cancer, à l’aide d’un PET-scan choline (cf. http://urologie-davody.fr/cancer-de-la-prostate/diagnostic/interet-du-pet-scan-choline/), pour confirmer l’absence probable de métastases; (ii) de la seconde, des remèdes, guidés par le bilan Vernes, visant à renforcer mon terrain digestif (absorption des protéines) et immunitaire.

En outre j’ai cherché une solution suffisamment « énergique » pour contrer une éventuelle progression de la tumeur, mais sans obérer ma santé. D’où le choix de la thermo-thérapie trans-urétrale dont j’ai déjà parlé dans mon article du 20 septembre 2014.

Au-delà de cette expérience, j’ai retenu une leçon de ce cruel dilemme  de la journée du 24 avril 2014: je dois passer du temps à me documenter sur les modes de penser et les pratiques des principales écoles médicales afin de mieux analyser d’éventuelles divergences et ainsi mieux arbitrer en connaissance de cause.

Cette enquête sur les écoles de pensée est donc devenue, autant que j’en sois capable, partie intégrante de mon implication anti-cancer.

Aussi parcellaires soient-elles, je crois intéressant de partager mes investigations et interrogations sur les ressorts des praticiens en face de ma maladie.

Ce que je me propose de faire dans mes prochains articles./.

Réflexions à partir d’un espoir accru de guérison

RESUME:  de nouveaux progrès ont été enregistrés dans ma stratégie anti-cancer avec mon classement dans la tranche « cellules tumorales non évolutives ». Cette évolution résulte logiquement d’une synergie entre (i) l’amélioration de mon « terrain » global (ii) le renforcement de mon système immunitaire et (iii) l’ajout récent de remèdes ciblant plus directement les cellules tumorales. Je n’en déduis pas pour autant que la guérison soit acquise ou automatiquement à ma portée mais qu’au contraire je devrai persévérer dans ma stratégie.  Néanmoins je me sens suffisamment sûr de moi pour mettre noir sur blanc quelques recommandations concernant les cancers de la prostate classés peu ou moyennement dangereux et qui supposent en tout état de cause un délai pour éclairer la décision du patient quant à son traitement et pour la programmation de celui-ci. Ma conviction est que, quel que soit le choix final, sans que celui-ci souffre un quelconque retard, la mise en place d’un traitement naturel ne présente que des avantages: impliquer le patient, accroître son potentiel de défense, observer d’éventuels premiers résultats, faciliter la décision et, si le choix s’oriente finalement vers un traitement conventionnel, continuer les soins naturels qui auront fait leurs preuves pour disposer d’une « thérapie complémentaire » d’appui.

Le Docteur Yves Augusti (cf. articles précédents) apporte une plutôt réjouissante confirmation à ses analyses antérieures touchant l’évolution de mon cancer (1).

Je saisis l’occasion de cette nouvelle bouffée d’optimisme pour risquer des propositions à l’intention de ceux qui viennent d’être exposés à la mauvaise nouvelle d’un cancer de la prostate et qui, dans la période d’attente incompressible d’un éventuel traitement conventionnel, aimeraient agir par eux-même (sans préjuger de leur choix final) tout en ayant un aperçu de l’effet à court terme d’un traitement naturel.

Dr Augusti a fait une analyse rassurante à partir à partir de 3 données:

  1. le calcul du PSA, donnée incontournable malgré les difficultés de son interprétation,
  2. mon 5è  bilan Vernes, un type d’ analyse de sang qui a permis depuis 2 ans un suivi en profondeur de mon cancer et de quelques autres soucis (digestifs par exemple),
  3.  un coefficient général d’évolutivité  (CGE), outil de classement des patients en fonction de l’évolution de leur cancer, reposant sur un calcul mathématique que le Dr Augusti a  mis au point dès 1973 à partir des quelque 6000 cas examinés dans ses fonctions de responsable de la consultation du cancer de l’Institut Vernes. Centrant ses observations sur l’évolution des tumeurs, Il a ainsi dégagé un coefficient qui permet de classer les changements observés dans 3 tranches:
  • CGE supérieure à 55: cancer évolutif,
  • CGE située entre 40 et 55: situation intermédiaire (incertaine?),
  • CGE inférieure à 40: absence de cellules tumorales évolutives (pas de cancer préoccupant ou pas de cancer du tout).

Renouant avec cet outil, le Dr Augusti a observé un fort contraste entre mes deux derniers bilans sanguins:

  • en juillet 2015 mon CGE était de 53,8 unités, proche du seuil préoccupant de 55 (il existait encore, selon le Dr Augusti, « quelques rares cellules tumorales évolutives »)
  • en mars 2016, le CGE est tombé à 32,1 unités soit sensiblement au-dessous de 40, donc nettement dans la zone de non évolution (conclusion du Dr Augusti: «l’organisme semble être revenu à la normale»).

Ces observations du Dr Augusti convergent avec mes derniers tests  «Strannik» (présentés dans mon article du 30 septembre 2015) qui faisaient déjà apparaître l’absence de «néoplasie» dans ma prostate : donc pas d’augmentation du volume de la tumeur, ce qui était déjà une amélioration par rapport aux mêmes tests en 2014-15.

*

*               *

Ces convergences me suggèrent des réflexions en chaîne:

  • mon cancer semble toujours plus en phase de régression,
  • ce n’est pas une nouveauté absolue car de notables progrès avaient été constatés dès 2015, voire précédemment (cf. les articles antérieurs qui faisaient état d’une possible/probable réduction du volume des lésions tumorales visibles à l’IRM);
  • de nouveaux progrès sont attestés par le passage de mon CGE de 53,8 (niveau encore problématique) à 32,1 (niveau plus rassurant),
  • ce progrès, peut-être décisif, doit être logiquement imputé à une série d’ajustements, de retranchements ou d’ajouts dans la manière de me soigner,
  • l’élément le plus nouveau à cet égard est la mise en oeuvre des recommandations du Dr J.P. Willem (2) qui ont conduit, depuis début janvier 2016, à une cure anti-cancer plus systématique (et toujours exclusivement naturelle) .

*

*               *

Avec le recul, d’autres réflexions sur l’équilibre du traitement me viennent ou me reviennent à l’esprit:

 

1 Je me félicite d’avoir gardé mon flegme face aux Cassandre (au demeurant bienveillants) qui me pressaient, devant le risque d’extension rapide du cancer hors de la prostate ou de métastases dans les os ou la lymphe (risques typiques du cancer de la prostate), de choisir sans délai entre les diverses thérapies conventionnelles; je me réjouis notamment d’avoir, depuis 2 ans et demi, échappé aux dommages collatéraux des traitements lourds; et de garder l’espoir de ne jamais avoir à m’y exposer.

2 Nouveau venu dans mon « panorama », le Dr Jean-Pierre Willem a remarqué, fin 2015, que mes remèdes (et encore moins mon style de vie) ne comportaient pas d’anti-cancer spécifique (conventionnel ou naturel) ce qui ne peut que compromettre (à tout le moins freiner) l’éradication complète de la tumeur.

Ce point de vue mériterait peut-être quelques nuances:

  •  certes, les nouveaux progrès soulignés par le Dr Augusti confirment l’opportunité, voire la nécessité, d’introduire la gamme d’anti-cancers naturels du Dr Willem,
  •  mais des analyses antérieures avaient déjà mis en évidence l’efficacité des changements de style de vie ou des remèdes qui, pendant 2 ans, m’ont permis de bloquer la progression d’un cancer pourtant défini par un « score de Gleason »(3)de 7 sur 10 (niveau de gravité qui, pour le consensus médical, impose un ou plusieurs des traitements agressifs: ablation, castration hormonale, irradiation ou action chimique). Par ailleurs il me semble difficile de séparer l’impact anti-cancer de la nutrition par exemple (une des mesures prises depuis 2 ans) de celui des remèdes spécifiquement ciblés. A cet égard, une analyse récente d’un laboratoire allemand accordait  à certains de mes « aliments soigneurs » (ou « alicaments ») une réelle efficacité in vitro contre mes cellules tumorales:  75% au curcuma et 50% aux crucifères),
  • néanmoins, les recommandations du Dr Willem sont essentielles car l’à-peu-près n’a pas place dans la lutte contre le cancer. Il faut « finir le travail », d’autant que les cellules tumorales restantes sont, logiquement, les plus coriaces; à ce stade le blitzkrieg doit s’ajouter à la guerre de positions ,
  • au bout du compte les synergies voulues entre remèdes anti-cancer et renforcement  global du terrain semblent fonctionner au mieux.

*

*               *

A un niveau de réflexion plus général, je formule quelques préconisations:

  •  je rejoins ceux qui déplorent les orientations officielles – pour ne pas dire les pressions – hostiles, au mieux réservées, vis-à-vis de tout ce qui n’est pas traitement brutal du cancer,
  • aucun des urologues ou cancérologues consultés ne s’est préoccupé d’introduire des soins naturels dignes de ce nom dans la gamme de traitements proposés, quelle que soit la phase de la programmation où on les situe (pour avant, pendant ou après le traitement),
  •  il manque à l’évidence des savoir faire conjuguant (i) les connaissances des urologues (les mieux placés pour dépister ce type de cancer, notamment grâce au PSA (4)), et (ii) une formation en médecine naturelle ou au « style de vie » (nutri-thérapie, médecine énergétique, sport, aromathérapie, homéopathie…),
  • Cette lacune est manifeste à un moment clé: entre la découverte du cancer et le démarrage effectif d’un traitement conventionnel quelconque (si c’est l’option arrêtée),
  • Il faut en effet tenir compte des délais incompressibles liés aux examens complémentaires, aux prises de rendez-vous, à la disponibilité des équipements ou des spécialistes, à la recherche éventuelle d’un second avis, à la réflexion de part et d’autre pour mûrir la décision finale,
  • ce moment clé ne devrait pas être un temps mort, où le malade peut s’abandonner à la déprime (fréquente semble t-il après l’annonce d’un cancer),
  • Il y a donc place pour des approches visant à meubler intelligemment les inévitables délais entre (i) la confirmation, par exemple, ici, d’un cancer à la prostate (après biopsie ou non) et (ii) la mise en oeuvre d’une catégorie ou une autre de traitement. En ce qui me concerne ce délai incompressible devait être, au minimum, de 4 mois.

Où serait l’inconvénient, même dans l’hypothèse la plus favorable aux seuls moyens conventionnels, d’aider le patient à profiter de ce laps de temps pour prendre diverses initiatives comme:

  • changer de style de vie (en s’inspirant par exemple de l’  «anti-cancer » du Dr D. Servan Schreiber (DSS)). Le seul « risque » encouru, toutes choses égales par ailleurs, serait une optimisation de la santé globale du patient. Dans mon cas ce changement a eu comme conséquence inattendue de guérir une série d’insuffisances cardiaques et, du même coup, d’écarter pas moins de 4 médicaments dont les effets secondaires pesaient logiquement sur mon système immunitaire et donc favorisaient le cancer,
  • recourir à une panoplie de remèdes naturels ciblés, sans contre-indication, comme ceux du Dr Willem par exemple,
  • procéder à des analyses additionnelles permettant de disposer, en « base zéro »  d’appréciations complémentaires à la biopsie (ou au PSA) sur l’agressivité du cancer et les capacités propres du patient à le combattre (digestion, protéines, système immunitaire, « terrain » dans son ensemble…). La connaissance des défenses naturelles du patient est d’ailleurs instructive à plusieurs égards: (i)pour apprécier les risques associés à telle ou telle méthode (dans mon cas l’irradiation aurait encore plus fragilisé mon système digestif et mon immunité), (ii) pour mieux apprécier l’impact du traitement, (iii) pour accompagner une stratégie de soins exclusivement naturels si des signes suffisants viennent étayer cette option,
  • prendre de l’avance en matière de soins naturels, ce qui permet en cas d’exposition à une thérapie lourde (chimie, rayons, chirurgie, castration hormonale…), d’en atténuer les effets délétères par réduction de la portée, de la durée ou de l’intensité de ces interventions. Ou à l’inverse de miser exclusivement (à titre provisoire ou durable) sur les moyens naturels, respectueux de la santé globale et durable du patient,
  • s’informer pour mieux décider: le même délai devrait permettre d’éclairer plus complètement le patient « néo-cancéreux » (je m’autorise ce néologisme). Il n’est pas admissible de lui imposer, au pire moment, juste sous le coup d’une si mauvaise nouvelle,  un choix non réfléchi entre (i) une médecine officielle dont les impacts négatifs restent un mystère et (ii) une médecine douce, connotée, à tort ou à raison, comme inefficace voire sectaire. Il n’est d’ailleurs pas interdit de penser que la responsabilisation du patient, son auto-implication et l’auto-gestion de sa maladie soient un facteur clé de sérénité et de bonne décision, quels que soient les bienfaits spécifiques des premiers remèdes naturels,

Non seulement il n’y aurait aucun inconvénient, mais il y aurait de solides avantages à tirer parti de la médecine naturelle sur ce laps de temps particulier, ce délai pouvant être perçu comme une grâce accordée au patient néo-cancéreux.

Au final cette vision peut être résumée par 3 options pour la seconde phase faisant suite au recours au seul traitement naturel en phase de pré-décision: (i) un plan A: le traitement « naturel » continué en seconde phase, (ii) un plan B: le « conventionnel » prenant la place du « naturel » en seconde phase, (iii) un plan C mixant le « naturel » et le « conventionnel » pour réduire les effets collatéraux de ce dernier.

*

*               *

Les thérapeutes « complets » que j’appelle de mes voeux pourraient aussi prendre en charge une fraction importante des malades du cancer dont on parle peu:  ceux qui, plus chanceux, car leur score de Gleason (4), de 6 ou moins, et leur âge avancé, sont placés, au titre du consensus de la corporation des urologues, dans la logique de la « vigilance active ». En raison des statistiques (5) d’évolution de la maladie on estime que cette catégorie de patients, dont le cancer est peu évolutif, a de fortes « chances » de mourir d’une cause autre que le cancer et qu’il vaut mieux lui éviter toute intervention. On lui propose ainsi simplement de se soumettre à une « vigilance active ». Cette dénomination est pour le moins étrange car elle englobe seulement deux « initiatives »: celle du patient invité à faire doser périodiquement son PSA, ce qui, en terme d' »activité », ne lui donne d’autre rôle que de se prêter à une analyse de sang; celle de l’urologue qui, lui, doit se montrer « vigilant » et en cas de montée sensible du PSA, »actif », ce qui signifie en pratique,  procéder à une nouvelle biopsie pour proposer éventuellement un traitement conventionnel.

Cette pompeuse appellation de « vigilance active« , résulte d’un consensus relativement récent des urologues américains, après qu’ils aient essuyé maintes critiques sur leurs pratiques antérieures, inutilement interventionnistes, pour toute une catégorie de patients. J’ai une particulière pensée pour ceux que des chirurgiens ont, pour un bénéfice très incertain, privés de leurs testicules :-(,  le cancer ne faisant pas toujours bon ménage semble t-il avec le serment d’Hippocrate.

En tout cas, avec cette réévaluation des risques, ce nouveau consensus a débouché sur cette expression que je trouve un peu creuse.  A la place, « Attente anxiogène » conviendrait peut-être davantage pour le patient s’il s’avère qu’il est livré à lui-même pour une période d’attente non exploitée comme temps d’apprentissage ou d’implication personnelle, voire comme moment privilégié pour l’application d’un nouveau style de vie trop longtemps différé. Une manière de « sortir par le haut » après le choc de la découverte du cancer.

*

*               *

Je reviens sur la délimitation tranchée qui sépare ceux des patients qui se voient proposer un traitement, des autres qui sont simplement mis en observation. Pour ma part j’ai en quelque sorte déplacé cette frontière pour me placer du « bon côté »:

  • j’ai considéré que mon score de Gleason de 7, moyennant les efforts que j’ai mis en oeuvre, pouvait m’assimiler au cas de patients bénéficiant d’un meilleur pronostic (score de Gleason de 6 au maximum) et m’éviter, au moins dans un premier temps, des soins délétères,
  • j’ai estimé que, comme patient, je devais être au centre de la démarche et que c’était à moi qu’il incombait d’être à la fois « vigilant » et « actif », et de l’être authentiquement, en allant donc bien au-delà des préconisations des urologues,
  • un de mes atouts majeurs depuis 2013 a été de revenir vers mon médecin, à l’issue de la période initiale d’attente de 3 mois, avec un résultat inattendu: une baisse sensible de mon PSA (de 12 à 7). Ce résultat était très atypique pour les mois faisant suite à une biopsie, car, compte tenu des 12 « carottages » sur la prostate, on s’attend au contraire à une forte montée du PSA, raison pour laquelle on décourage d’ailleurs ce type d’analyse à ce moment précis. Mon premier réflexe, une fois le mal connu, a été de miser à fond (mais non sans tâtonnements) sur des remèdes ou changements naturels et de convaincre le corps médical de me prescrire (plutôt que de proscrire) une première analyse du PSA, puis une seconde pour confirmer cette évolution paradoxale. Non seulement ce premier pari était gagné mais il avait l’avantage de « déstabiliser » la vision traditionnelle, de contrevenir aux statistiques et donc de relativiser l’empire des chiffres et des moyennes trop souvent poussé par le corps médical à sa plus extrême logique. Une bonne entrée en matière pour le trans-frontalier des zones de classement des malades du cancer de la prostate que j’aspirais à devenir mais sans être pour autant un clandestin…

*

*               *

En donnant toujours plus de recul (ou de hauteur) à la réflexion on ne peut faire l’impasse sur la question du « sens » du cancer:

  • je reste réservé sur l’interprétation purement psychologique du déclenchement du cancer (par exemple dans le cas du cancer de la prostate, l’explication serait dans l’ angoisse du « géniteur » face à sa descendance, absente ou décédée, ou symboliquement, la hantise de ne pas laisser suffisamment de trace de son existence),
  • mais je ne suis pas loin de penser, comme l’a bien exprimé DSS, que cette maladie peut se voir comme un effort d’adaptation de l’organisme et un révélateur touchant des risques pour la santé plus graves que le cancer mais encore non identifiés ou déclarés,
  • globalement le cancer m’a ouvert les yeux sur quelques inadéquations de mon style de vie: je m’efforce donc de les corriger, en particulier de mieux affronter les contrariétés passagères ou durables, aigües ou chroniques, associées au cancer ou à d’autres préoccupations,
  • plus spécifiquement, certaines analyses auxquelles je me suis soumis, quoique motivées par le seul cancer, ont mis à jour d’autres risques pathologiques, encore latents, notamment des problèmes digestifs, une malabsorption des protéines et un système immunitaire déséquilibré, potentiellement sources d’ autres maladies «dégénératives». Le cancer naît en effet sur un terrain qui fait le lit d’autres maladies liées à l’âge, certaines au moins aussi redoutables qu’une tumeur maligne,
  • je me félicite à ce stade que mon changement de style de vie, après m’avoir guéri d’insuffisances cardiaques, me protège selon toutes probabilités contre d’autres pathologies comme celles observées par les machines bio-électriques ou électroniques, ces outils nouveaux des thérapeutes, qui alertent sur des risques dont les symptômes ne sont pas encore manifestes.
  • dans ces conditions, dois-je dire « merci » à mon cancer? A ce stade, s’il doit se confirmer que j’avance vers une guérison, un autre risque ne serait-il pas d’oublier toutes les leçons apprises et appliquées grâce à ses avertissements et sous sa pression?

 

(1) Je reviendrai ultérieurement sur la partie la moins positive de cette analyse: la permanence de problèmes digestifs (impliquant le foie et le pancréas) dont résulte une mauvaise absorption des protéines, source de faiblesse pour le système immunitaire.

(2) Cf. son ouvrage Je veux être un jeune centenaire (Ed. Dauphin) et en particulier la liste des remèdes anti-cancer à la page 134.

(3) Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Cancer_de_la_prostate#Score_de_Gleason qui précise notamment: « Si la somme est de 6 ou moins, le cancer est dit bien différencié, donc de meilleur pronostic ; 7 : le cancer est moyennement différencié ; 8 ou plus : le cancer est peu différencié, donc de moins bon pronostic ».

(4) cette corporation ayant appris, après quelques errements, à en faire un usage raisonné (d’ailleurs trop systématiquement mis en cause de nos jours car le PSA reste un outil d’alerte permettant d’agir avant une aggravation d’un cancer non détecté car silencieux).

(5) je ne vois que des avantages à disposer de statistiques dès lors qu’elles sont pertinentes.

Supposons qu’une étude statistique soit faite sur les malades du cancer de la prostate correspondant à « mon » créneau:

  • score de Gleason de 3+4=7,
  • plus de 60 ans,
  • ayant opté depuis 2 ans et demi pour un traitement exclusivement naturel

Supposons que l’on puisse recenser les impacts du type:

  • aggravation: (i) progression du cancer hors de la prostate (2) apparition de métastases
  • amélioration: (i) ralentissement, (ii) stabilisation (iii) régression de la tumeur (iv) complète rémission

Je serais alors, à coup sûr, intéressé. Même si l’on ne disposait que d’une dizaine de cas je préférerais ce faible échantillon sur des situations similaires à la mienne à de larges recensements où je ne retrouve que quelques critères quantitatifs (score de Gleason et âge par exemple) ne faisant pas entrer en ligne de compte la mobilisation personnelle à travers une série de remèdes, un renforcement des capacités personnelles et un changement de style de vie. Bref faisant l’impasse sur les paramètres personnels comme si ces derniers empêchaient une évaluation rigoureuse de la situation./.